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Publié par M Y R

La jour où tu dois mourir - Marc Charuel

" 15 juillet 1978

Elle a froid. Le courant d'air qui s'engouffre par la portière est continu. Le vent ronfle comme une turbine. Par moments, elle a l'impression qu'il couvre le bruit du moteur. C'est un sifflement permanent qui la transperce. L'avion est monté en altitude comme une fusée. " (p. 7)

Vers quoi va-t-elle mener cette ascension rapide et vertigineuse ? Une question à se poser dans l'entame de ce livre. La réponse se trouvera au bout de quelques 600 pages. Il faut parvenir à tenir jusqu'au dénouement final.

Marc Charuel entame par petite foulée comme un coureur son histoire. Une avancée au rythme du battement d'un coeur en plein régime.

" Un horrible hasard, murmura Duncan. J'ai reconnu sur l'une des photos une de mes amies disparue au début du mois non loin du lieu d'un autre assassinat dont vous avez les images. Je suis sûr de moi. Malheureusement. " (p. 323)

Duncan, un journaliste-reporter, est engagé dans une aventure auquel il ne s'attendait pas. Il y va de sa vie, vu qu'il était devenu un témoin gênant. Il devrait dénouer l'étau qui se resserre sur lui.

" Tu remues une merde dont tu n'as pas idée. Si tu t'entêtes, aller chercher le pain le matin comportera un risque mortel pour toi. " (p. 431)

Voilà le décor : du sang et de la tuerie mais Le jour où tu dois mourir les alterne avec des instants de détente et de découverte ou des scènes amoureuses.

" La journée avait été radieuse. Au cours de la matinée, le thermomètre avait entamé une remontée fulgurante. On avait enfin approché les températures de saison. Le vent était tombé. L'eau était lisse et argentée. ( p. 212)

Marc Charuel ne cherche ni à apaiser le lecteur ni à le calmer. Le jour où tu dois mourir fait plonger dans un monde d'enfer où chacun devient la proie d'un autre. Le héros (ici, Ducan) parviendra-t-il à sauver sa peau ?

" - Mais je ne serai jamais en sécurité qu'avec vous, objecta Duncan. " (p. 611)

Un livre où l'horreur humaine est à son comble.

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