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Publié par M Y R


severe

 

Préambule :

" La fiction éclaire comme une torche. Un crime demeurera toujours obscur. On arrête le coupable, on découvre son mobile, on le juge, on le condamne, et malgré tout demeure l'ombre, comme l'obscurité dans la cave d'une maison illuminée de soleil. L'imagination est un outil de connaissance, elle regarde loin, elle plonge dans les détails comme si elle voulait explorer les atomes, elle triture le réel, elle l'étire jusqu'à la rupture, elle l'emporte avec elle dans ses déductions remplies d'axiomes qui par nature ne seront jamais démontrés. "

 

Les mots sont jetés, Jauffret va se jouer du lecteur : où est la réalité ? Jusqu'où se place la fiction ? Et il le disait lui-même : " je tenais à entremêler la réalité et l’invention, d’où le statut ambigu du livre. " Sévère fait partie des livres que le lecteur classe comme s'inspirant d'un fait réel à partir duquel le romancier a toutes les latitudes. Et si on en reste à ce débat entre réalité et fiction, il n'y aura plus de création.

 

Une mise en scène de suicide d'un homme riche. Une maîtresse qui se trouve être le coupable. Un ou des mobiles ?

 

Jauffret écrit Sévère, dont la narratrice porte la voix, dépouiller de toutes d'effets sensationnels. L'auteur construit et croise ses idées.

 

Jauffret avec Lacrimosa, Microfictions et  Sévère, suivons son "jauffréisme" !

 

Sévère gentiment !



Sévère / Régis Juaffret. - Paris : Seuil, 2010. - 160 p. ; 21 cm.

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