Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par M Y R


La dernière phrase :

"Le monde est vieux, le monde est jeune"

 

Manhattan, NY, la grosse pomme, où se rencontrent et se côtoient les gentils et les méchants. Jin Li (chinoise comme son nom l'indique et ex-petite ami de Ray Grant, le héros!) se trouve être témoin malgré elle d'un meurtre de deux mexicaines travaillant dans sa propre société, la dite société qui recueille, détruit et "recycle" tous les papiers dans les entreprises. Devenue un témoin gênant, Jin Li est la femme à retrouver et à abattre, de Shangai à New York en passant par Upper East side et Brooklyn.

 

Harrison travaille le lecteur au corps et ne le lâche pas, le serre à la corde jusqu'à étouffement ; Mais ensuite il le dégage pour souffler tout en le gardant dans le cloisonnement et haletant.

 

Un roman noir, La nuit descend sur Manhattan fouille toutes les noirceurs de l'écriture policière, remplissant son rôle de suspens avec autant de personnages que d'intrigues. Ce qui place ce livre parmi les meilleurs.

 

La nuit descend sur Manhattan est écrit magistralement, Harrison manie bien son style, il jongle entre les différentes possibilités qui font que son roman soit une réussite en faisant vivre les personnages sous la loi du talion.

 

Question à commenter, trouvez l'intrus : "(...) Quand il faut y aller, faut y aller. Ray ne compte pas se dégonfler...

Il scrute à l'intérieur de la conduite avec sa torche....Vas-y, Ray, vas-y, scanda-t-il. Le collecteur d'eaux pluviales était un modèle standard....

(...) Il continua à ramper. S'il éteignait la torche, l'obscurité serait totale dans le tunnel en tôle....

(...) Son blouson sentirait la merde quand il en aurait fini, il le savait. Il continua à ramper. Voit un autre bout de quelque chose qu'il mit dans sa poche. La torche éclairait à présent une longue nappe d'excréments en décomposition profonde d'une quinzaine de centimètre, et tout au bout, à peut-être vingt mètres, une minuscule carrée de lumière pâle, là où la canalisation rejoignait la surface. Ce qui signifiait vingt mètres de reptation dans la merde. Mais tu sais quoi ?Fais-le, s'encouragea Ray. Il avança en se tortillant sur le ventre (...) continua sa progression. se dit-il à lui-même. Ce n'est rien. Tu as vu pire, mec. Tu n'as qu'à utiliser les trucs habituels. Il sortit deux  mèches de papier de soie qu'il avait trempées dans un gèle mentholé et s'en boucha les narines. Puis il retira l'emballage d'une tablette de chewing-gum au poivre et se mit à mâcher. Pour finir, il enfila un masque filtrant.

, (...) la merde devient plus épaisse, bouchant la conduite au point d'empêcher sa progression. (...)

(...) Il jeta un dernier coup d'oeil avant de battre en retraite.

(...), il recula laborieusement en se tortillant sur le ventre jusqu'à la conduite plus large (...).

 

A vos claviers !


Un roman trop fort, à lire bien calmement.

 


La nuit descend sur Manhatan / Colin Harrison. - Paris : Belfond, 2009. - 384 p. : couv. ill. en coul. ; 21 cm.

Commenter cet article