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Publié par M Y R

rabemanajara.jpg

 

Le public se posait de question (sûrement) sur comment s'étaient rencontrés Rabearivelo et Rabemanajara, voici ce qui avait été noté dans Les Calepins bleus :

 

" Ai reçu à 9h 30 un ancien séminariste dont j'ignore jusqu'au nom. De race Betsimisaraka, c'est un garçon très éveillé mais un peu secret - peut-être d'avoir trop vécu avec les jésuites.

 

Il a pris la soutane en octobre 33 et l'a quitté il y a un mois : il y était forcé - officiellement pour inaptitude physique -, mais en vérité, m'a-t-il confié, pour avoir faire " son petit Renan ". C'est que dans toutes ses thèses il avait fait preuve de trop d'indépendance. " (in Les Calepins bleus, 30/10/34)

 

A partir de là, Rabearivelo et Rabemanajara avaient été toujours en contact, ils travaillaient ensemble sur des projets, ils discutaient et partageaient des points de vue.

 

Rabemanajara avait mené une vie politique très engagée, à côté d'une littéraire très foisonnante.

 

Pour donner l'étendu de la renommé de Rabemanjara, nombreux étaient les commentaires écrits et dits par ou pour lui :

 

Rabemananjara était " une personnalité forte et séduisante, généreuse et lucide, ouverte et irrésistible. " (in Jacques Rabemanajara, l'homme et l'oeuvre de Mukula Kadima-Nzuji, p.12)

 

" Le poète noir ploie sous la pesée d'une double destinée, la sienne et celle de sa race et il est le seul de touts les poètes à qui il est refusé le luxe de s'abstenir ad libitum des affaires grandes de son peuple (...) - Le poète noir et son peuple, conférence de Rabemanajara en 1957.

 

La place du poète dans la société : " ... un poète ne peut être qu'un poète engagé, engagé dans la lutte à laquelle participe son peuple. Il ne peut se détacher de lui. Il faut qu'il soit avec son peuple, pour son peuple et ensuite qu'il soit le porte-parole puisqu'il a été inspiré par ce peuple, dans sa passion. Il faut qu'il communie avec ce peuple. " - Interview de Rabemananjara en février 1976.

 

" Le sang injustement répandu, la terre ne le boit pas. C'est un fleuve fumant qui continue de couler et qui sépare les victimes de leurs oppreseurs. Mais le poète malgache a jeté ce pont sur le fleuve sinistre : son poème qui joint les deux rives, et nous nous y retrouvons. " - François Mauriac

 

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Le cadeau-flambeau de Rabearivelo avait-il sa raison dans son testament ?

 

" J'interromps volontairement la course, et vous tends le flambeau. Tenez-le bien haut. " (Lettre à Jacques Rabemanajara du 22 juin 1937)

 

Ary ankehitriny ?

 

* Totoasidy = le neveu de Toto.

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