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Publié par M Y R

Fasan'ny karana :

La décision a été bien prise longtemps de partir faire un voyage vers le sud de Madagascar. La joie de partir et la date du départ approchent si vite. Les préparations vont bon train.

Nous rêvons déjà du soleil, de la mer et du sable à l'annonce des vacances. Les bruits des vagues et ses ressacs, dans le sommeil, envahissent la nuit. Le ciel bleu contraste avec le gris des nuages au dessus de la ville.

Ici le temps reste toujours froid, il faut porter plusieurs couches de vêtements pour garder la chaleur. Là-bas, ce sera juste sa peau face à ce soleil fabuleux.

Ici les visages se renferment, là-bas, ils vont s'éclater.

La destination a été choisie en connaissant que le moment paraît-il n'est pas favorable pour voyager. La route nationale n'est pas bien sécurisée sur certaine partie de Madagascar, et la RN 13 a la mauvaise réputation d'en faire partie. Des bandits chargent les taxi-brousses.

A la date prévue, à l'heure dite par le transporteur, nous nous présentons au guichet où les réservation ont été faites. Il faut avoir le minimum de bagages pour éviter d'être encombré et de se retrouver trop lourds à l'arrivée : une valise et un sac à dos. Les habits sont encore épais.

Les guichetiers croulent sous les voyageurs qui se bousculent (au bas mots) pour être reçu le premier. La patience est importante. Il ne faut pas s'affoler : il reste encore à peu près 900 kilomètres à parcourir.

Les voyageurs sont tous ou presque arrivés à l'heure, mais le chargement des marchandises et l'installation des voyageurs ne commencent même pas. La patience est importante, il ne faut pas s'affoler.

Les secondes s’égrènent, les minutes coulent et les heures s'accumulent. Le soleil suit son rythme sans s'arrêter. Des taxi-brousses pour d'autres régions partent. Des voyageurs pour une autre destination s'embarquent. Les deux "Karandala" restent et sont ignorés par les responsables. La patience est importante, il ne faut pas s'affoler.

Au Fasan'ny karana (le parkage des taxi-brousses), c'est là que tous les taxi-brousses vers l'axe du sud partent.

Pour se rendre au guichet il faut traverser une marée et sauter entre les nids d'eaux immondes. L'air fétide des ordures autour du Fasan'ny karana envahit les narines. Faire attention à tout ce qui s'approche ; avancer comme sur un champ de bataille : les yeux s'écarquillant de tous part, les oreilles abasourdies par les cris sortant des mégaphones sur les poteaux et des différents cris ; faire des zig-zag pour éviter toutes les personnes en mouvement. La patience est importante, il ne faut pas s'affoler.

Les guichets sont fabriqués avec des planches et des toits en tôles ondulés. Une petite porte et une minuscule fenêtre servent à communiquer. Pour rejoindre le karandala il suffit de traverser le guichet et sortir par une porte aménagée derrière vers le fond. Et suivre les indications données par le guichetier, et attendre. La patience est importante, il ne faut pas s'affoler.

Accolées et assemblées les unes et les autres, toutes les planches constituent une construction de bric-à-brac : des gargotes pour les en-cas, des épiceries pour les PPN, des épi-bar pour se soûler et les guichets.

A ouvrir les oreilles, toutes les différentes langues du pays s'entendent : des voix chantantes s'élèvent, des voix criantes s'interpellent, des voix chuchotantes s'échangent. Ou encore des interpellations stridentes et surprenantes.

Au Fasan'ny karana s'y côtoient les voyageurs et les chauffeurs, les vendeurs ambulants et les acheteurs au coup de coeur, les démarcheurs et les démarchés, les mendiants et les donneurs à la sauvette, les riches et les sans-abris de toujours, les marchandises et les poubelles empestées.

La patience est importante, il ne faut pas s'affoler. A la fin les voyageurs sont embarqués après l'installation des marchandises sur les portes-bagages : un appel est fait par le guichetier et chacun monte rejoindre sa place numérotée.

Le chauffeur du karandala allume le moteur et le chauffe.

La patience est importante, il ne faut pas s'affoler. Après 8 heures d'attente, le karandala entame son voyage et nous, nous continuons nos découvertes vacancières.

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wifhra jyvah 28/06/2015 17:25

Miarahaba anareo mpanoratra voalohany indrindra.Ny moba ahy
Fiaviana : Toliare teraka tamin'ny 25/01/1990tao Miary Toliara II
Mpianatra eto antananarivo ny 2010 Kahatramin' izao .Mba magataka ny tenako ny hijerea nareo ny mombafirenena ka anisany'ny izany ity fanotaniako ity zay olanana mipetraka fa isany vahaolana ihany koa . MBA FOTOPOTORO NY FIRAZANANA MALAGASY MISY REHETRA MBA HIALANA AMIN' NY OLANA MISY ETO MADAGASIKARA ? Ohara azo tsapay tanana ny voka pifiianana prozidan lasa teo :"Raha ny fatatra dia samy nifidy ny olona avy amin'ny faritra misy azy avokoa ny faritra rhetra."Noho izany dia tokony hatomboka aminy fikambanan'ny faritra ny prozidan zay fao an'i Madagasikara tsika .Misotra tompoko.