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Publié par M Y R

Le Tigre blanc - Aravind Adiga / The White tiger

Voilà un livre me surprenant, dans sa forme où c'est un monologue tout en étant un roman épistolaire. Balram Halwai, le héros se raconte pour un correspondant fictif. Tout en étant un polar dans la pure tradition (si tradition il y a !).

" Oh, je pourrais parler de moi à l'infini. Me vanter d'être non pas un meurtrier quelconque, mais un homme qui a assassiné son employeur (son second père en quelque sorte), et a contribué à la mort probable de tous les membres de sa famille. Un quasi-tueur en série. " (p. 55)

Trop rigolote pour moi, je ne cesse de voir dans Adiga, un auteur d'humour personnel et d'auto-dérision.

" Pourquoi mon père ne m'avait-il jamais dit de ne pas me gratter l'entrejambe ? Pourquoi mon père ne m'avait-il jamais appris à me brosser les dents avec de la pâte moussante ? Pourquoi m'avait-il appris à vivre comme un animal ? Pourquoi tous les pauvres vivent-ils dans la crasse et la laideur ? (p. 154)

Bien que prévoyant la fin de l'histoire, il reste toujours des surprises qui viennent au-delà de toute prévision mentale personnelle. C'est amusant, Adiga se garde de tout laisser dévoiler jusqu'à la fin du roman.

Le tigre blanc parle d'un des pans de la vie indienne : un homme qui hérite de ses parents une vie dont il va aussi laisser à ses enfants (s'il en aura). Ainsi de suite sans qu'un changement intervient dans cette vie sauf un coup de chance ou une provocation.

" Nous sommes très fiers de toi, maintenant que tu travailles dans la grande ville. Mais tu dois arrêter de ne penser qu'à toi, et penser aussi à nous. " (p. 192)

Adiga a choisi son style épistolaire pour donner un ton personnel à Le tigre blanc. L'auteur est présent dans tout le roman.

Hafa kely.

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