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Publié par M Y R

La Religion - Tim Willocks / The Religion

" La nuit où les cavaliers écarlates l'emportèrent - du peu qu'il sache ou qu'il ait pu savoir - la pleine lune entrait dans le Scorpion, signe de sa naissance, et, comme animée par la main de Dieu, son incandescence découpait parfaitement la vallée alpine en ce qui était lumière et ce qui était ténèbres, et la lumière éclairait le chemine menant les démons vers sa porte. " (p. 11)

Qu'est-ce qui va se trouver derrière ces pages (presque mille) ? Il faut bien commencer à lire les pages et plonger dans ce monde historique que Willocks propose. Un livre historique et d'amour.

Je me suis bien plongé dans ce regard sur une guerre qui jusqu'à aujourd'hui ne cesse de continuer (par d'autres moyens) : la guerre des religions.

Entre 1540 et 1566, Willocks tente de parvenir à synthétiser de nombreuses vies face à une histoire qui avance à grand coup de sabres et de canons. Le monde reste dans un chaos où se battent deux idées diamétralement opposées.

" Vous êtes un musulman, un hérétique, un anabaptiste, un criminel. Vous vous associez à des Juifs. Vous dédaignez le Saint-Père. " (p. 172)

Ce n'est pas seulement une question de religion mais aussi d'amour éconduit ou impossible.

" Filomena et moi, nous nous retrouverons, affirma Anacleto, que ce soit dans les cieux ou dans la tornade infligée aux amants. (p. 663)

Willocks démontre son talent de conteur par ce roman La religion. Il manie bien sa plume pour mélanger la réalité de la fiction. La guerre autour de Malte avait bien eu lieu, mais les personnages n'avaient été que des créations de l'auteur.

" Si j'avais su que ton existence allait me coûter, en plus du sang, de sueur, et de larmes que je m'imaginais devoir verser un jour, je serais venu à Malte douze ans plus tôt, et je t'aurais étranglé dans ton berceau. " (p. 925)

En presque mille pages, Willocks tenait en haleine le lecteur. Qui survivra et sera vivant de cette bataille interminable ?

" Sur dix hommes ayant pris les armes pour défendre cette ville, neuf sont morts ou très proche de l'être, dit Tannhauser. Vous les avez servis avec plus de coeur que l'honneur ou la valeur - ou même Dieu - ne peuvent exiger. SI nous parvenons à survivre à cette journée, nous aurons une chance de servie Orlandu. Et nous-mêmes. " (p . 800)

Le lectuer a besoin d'assez de force pour sortir de l’ornière dans laquelle Willocks l'a conduit.

Ezaka !

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